

Bienvenue à Lourmarin dans le Luberon ! Un village authentique, connu pour ses trois clochers. Un château, fièrement dressé face au village…
84160, Lourmarin

Le massif du Luberon est scindé en deux par une combe prenant naissance à Lourmarin. Ce passage sépare le «Petit » du « Grand » Luberon. Il constitue l’unique voie d’accès permettant de gravir le massif. Dès l’antiquité, la Combe représentait une voie de communication primordiale pour les échanges commerciaux et les déplacements militaires. C’est pour surveiller ce point stratégique que le tout premier château du village fut érigé aux environs de l’an mil. Il s’agissait d’une simple tour de guet fortifiée qui se dressait en haut du village. Cette fonction de surveillance fut reprise vers le XII° siècle, par le premier des édifices successifs qui donnèrent naissance au château que nous connaissons aujourd’hui.
Le saviez-vous ?
On surnomme Lourmarin « le village des trois clochers ». Il se détachent distinctement et dominent le village :
- Le clocher du Temple Protestant (1806),
- Le clocher de l’Église Catholique (XII° & XVI° siècles),
- Le beffroi construit sur la base de l’ancienne fortification médiévale en haut du village.


En 1348, une épidémie de peste dissémina une grande partie de la population de Lourmarin. Les quelques survivants décidèrent de quitter le village car l’insécurité régnait dans les campagnes.
Lourmarin et son château en devenir n’étaient alors qu’une illusion…

En 1475, le nouveau seigneur Foulques d’Agoult repeupla le village. Il fit appel à des familles de confession vaudoise en quête d’un havre de paix. Des contrats d’habitation et de travail furent passés avec 47 chefs de famille, une belle renaissance pour le village. Parallèlement, la famille d’Agoult entreprend la reconstruction du château. De 1475 à 1525 est édifié ce que l’on nomme le « Château-Vieux ». En 1526, de nouveaux travaux d’agrandissement commencent. Le chantier est finalement interrompu par un événement qui a marqué l’histoire de la région.

En 1540, les Vaudois tombent sous le coup de « l’arrêt de Mérindol ». Les ordres sont sans appel : destruction totale des villages vaudois et exécution des chefs de famille. Du 16 au 19 avril 1545, les hommes de Jean Maynier d’Oppède, Président du Parlement de Provence, déferlent sur le Luberon.
Dix-neuf communes furent détruites, dont Lourmarin. Le château attaqué comme le village résista aux assauts. Les nombreuses meurtrières de la tour du grand escalier ont été percées à cette époque… Un monument marqué par l’histoire de la région et qui renferme des trésors longtemps oubliés.

Depuis la terrasse basse du château, nous nous dirigeons vers une petite entrée sur la droite, bienvenue dans la cour médiévale. Ici, nous pouvons admirer le vieux bâtiment dans son ensemble. La façade exposent trois niveaux de galeries qui desservent les salles de cette partie de l’édifice. À ce niveau, se trouvent les anciennes salles de services, cuisine et boulangerie, aujourd’hui transformées en salles d’expositions. La porte située à gauche de la grande tour hexagonale est celle de l’ancienne prison…

La tour hexagonale abrite un escalier à vis défensif qui dessert les différents niveaux du château médiéval. Nous empruntons l’escalier… Au premier étage nous sommes dans la LOGGIA qui desservait autrefois les appartements du seigneur. C’est une salle ouverte à l’italienne, ornée d’arcades en anse de panier. Aujourd’hui cette Loggia permet d’accéder aux bibliothèques abritant une partie des collections de Robert Laurent-Vibert.

En reprenant l’escalier on gagne l’oratoire. C’est une partie de l’ancienne chapelle castrale. Nous y voyons un vitrail orné des armes de la famille d’Agoult, devenues celles de Lourmarin. Le portrait de François Ier rappelle son passage à Lourmarin en 1537. C’est lui qui ramena d’Italie le style de l’architecture Renaissance. Un style qui influença la suite de la construction du Château de Lourmarin…

L’histoire du Château de Lourmarin est étroitement liée à celle du village, il est encore marqué par les déchirures du passé. Il est également passé entre les mains de nombreux propriétaires. De quoi marquer sa pierre par de multiples empreintes…

Le Château-Vieux n’ayant plus de secret pour vous, poursuivez votre lecture pour découvrir l’avènement du Château-Neuf ! Une aile Renaissance qui a rendu cet édifice unique et qui en a fait le premier château Renaissance de Provence…
En 1537, revenant d’Italie en pleine période Renaissance, le roi François Ier fit halte au Château de Lourmarin… Après sa visite, Blanche Lévis-Ventadour, propriétaire des lieux, poursuivit la construction du Château en rajoutant une nouvelle partie connectée au Château-Vieux par une grande tour carrée. Ce sera le Château-Neuf. Ce qui vaudra à ce château le surnom de premier Château Renaissance de Provence. Les travaux cessèrent vers 1560, en raison de l’insécurité́ ambiante, conséquence des guerres de religion.
Vers la fin du XVI° siècle, le Château appartenait à la famille des Lesdiguières, également propriétaires du Château de La Tour d’Aigues. Deux nouvelles familles propriétaires se succèderont assez longtemps jusqu’en 1801, où le Château appartint à plusieurs propriétaires qui s’en désintéressèrent peu à peu, si bien qu’il s’effondrera en partie au début du XX° siècle.

En 1920, Robert Laurent-Vibert, industriel lyonnais tombe amoureux du village et de son château abimé… Il décida de l’acheter et le restaura avec l’aide de quelques amis. Lettré et amateur d’arts, il souhaitait en faire une Villa Médicis en Provence.
Disparu en 1925 dans un accident de voiture, il avait légué le château et ses collections à l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles-Lettres d’Aix. A charge pour elle de créer une Fondation (1927) où continueraient à être accueillis pendant l’été de jeunes artistes (dès 1929), peintres, sculpteurs, musiciens ou écrivains.
Les volumes imposants du château sont répartis sur trois niveaux et desservis par son fameux escalier. La cuisine et la salle de concert sont au rez-de-chaussée. La salle de concert est l’ancienne salle à manger et, pendant les guerres de religion, la salle des Gardes. Aujourd’hui le Château y organise des concerts et des conférences.


Au premier étage, on retrouve la chambre d’honneur dite « des dames », une reconstitution de chambre du XVIII° siècle avec quelques éléments provençaux. En poursuivant notre visite, nous nous retrouvons dans la Sallestre ou « salle à être ». C’était la grande salle de réception. Sa porte d’entrée est la seule d’origine dans tout le Château.

A vous de découvrir la seconde chambre d’honneur dite « des hommes » et la salle de musique ; les décors peints du plafond et de la cheminée de style art déco ont été réalisés en 1932 par le peintre Louis Riou. Dernière pièce, le salon Laurent-Vibert, qui a aujourd’hui pour vocation de présenter des expositions temporaires, constituées à partir des collections du fonds Robert Laurent-Vibert.


Avant de descendre, n’oubliez pas de monter jusqu’à la voute terminale de l’escalier à vis ! On ne vous en dit pas plus, votre propre visite doit vous réserver quelques surprises !
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